Dimanche 25 mars 2007
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L'infection par le virus de l'immunodéficience féline (VIF) est largement répandue dans le monde chez les chats domestiques. Elle est responsable du sida félin.
Le VIF est un lentivirus, comme le virus de l'immunodéfience humaine (VIH). Ces virus possèdent des propriétés communes, génétiques, structurales et fonctionnelles.
Contrairement à ce qui se passe chez l’homme, ce lentivirus ne se transmet pas par voie sexuelle, mais par la salive à l’occasion de morsures, par exemple lors de combats pour un territoire ou pour la reproduction. Il se transmet uniquement entre félins, 11 % des chats des rues en sont porteurs.
L'infection du chat par le VIF suit une évolution comparable à celle de l'homme par le VIH, progressant de l'infection aiguë au sida, en passant par une longue phase asymptomatique.
Le premier stade de l’infection est caractérisé par une courte phase clinique d’un mois environ qui est suivie d’une période d’incubation d’une durée équivalente.
Le second stade est celui de la séropositivité asymptomatique : comme l’homme dans cette phase de l’infection par le HIV, le chat est en bonne santé mais potentiellement infectant. La durée de cette phase n’est pas connue avec précision mais est de l’ordre de plusieurs années. La troisième étape de la maladie est constituée par une lymphadénopathie généralisée, caractérisée par un gonflement des ganglions lymphatiques, et persiste en général moins d’une année.
Enfin, le stade ultime est souvent subdivisé en deux sous-parties : l’apparition de symptômes associés à la lymphadénopathie du stade précédent, et le sida, caractérisé par une perte de défenses immunitaires favorisant l’apparition de maladies opportunistes, qui causeront la mort à brève échéance.
Un chat atteignant ce dernier stade a une espérance de vie de trois mois au plus. Comme pour le HIV, seul un traitement palliatif peut être utilisé et ce au niveau expérimental exclusivement, il n’existe pas de vaccin.
Le chat domestique n’est pas le seul félidé atteint par le FIV, les félins sauvages sont affectés aussi par des souches virales spécifiques.
La contamination des félidés sauvages est préoccupante car certains sont menacés de disparition
NB : Un chat errant rural vit, en moyenne, 3 à 4 ans et généralement, n’est pas infecté avant l’âge d’un an, ce qui explique que peu d'individus vivront «assez longtemps» pour mourir de l'infection FIV, d'où un faible impact du virus dans les populations naturelles.
Bingo est un chat des rues et il fait malheureusement partie des 11% des chats positifs au test VIF..
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