Voici deux histoires de chiens qui ont attaqué.
Dans les années 60 j’avais une voisine qui dressait des Chiens Loups à la garde et à la défense. Elle possédait trois chiens et
hébergeait en permanence deux ou trois jeunes qui vivaient chez elle dans une petite maison dont la clôture était une barrière en bois.
Chaque semaine un homme d’attaque venait l’aider à entraîner les chiens. Les cris et les aboiements effrayaient le
voisinage.
Cette femme qui devait avoir une cinquantaine d’années régnait sur la meute.
Quand elle ne parvenait pas à se faire obéir, elle prenait une badine pour en menacer un chien qui s’aplatissait alors devant elle,
jusqu’à se mettre sur le dos en signe de complète soumission.
La femme voulait toujours que ma mère et moi entrions chez elle (je comprends maintenant que cela faisait partie du dressage). Nous
faisions tout pour l’éviter car ses chiens nous terrorisaient.
Un jour, nous sortions de chez cette femme, soulagées de ne pas avoir été déchiquetées, les chiens nous entouraient calmement sur le
trottoir quand un groupe de gamins apparut au coin de la rue.
Les gamins avançaient tranquillement quand, comme mue par un déclic, la meute de chiens se précipita dans leur direction.
La femme siffla, la meute hurlante stoppa net et revint à regret vers nous.
Les gamins avaient déguerpi. Ma mère et moi n’osions ni bouger, ni parler tant nous avions peur.
La femme, nous expliqua l’attitude des chiens. Ils n’avaient pas attaqué par hasard. Ces gamins avaient l’habitude, depuis des mois de
les exciter avec des bâtons qu’ils passaient sur toute la longueur de la barrière. Le « jeu » consistaient ensuite tenter de blesser les chiens en enfonçant le bâton dans les yeux
ou dans la gueule…
Les chiens avaient tout simplement tenté de se défendre.
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Trente années plus tard, je possédais un amour de Braque allemand âgé de 7 ans. Il n’avait jamais montré les dents à personne ni même
grogné sur qui que ce soit.
Un grillage épais nous séparait de nos voisins qui avaient trois fillettes de 6 à 10 ans. Seulement une, la cadette, trouvait très
amusant de passer un bâton sur toute la longueur du grillage, pour faire aboyer le chien, qu’elle bombardait ensuite de cailloux en lui criant de se taire.
Malgré plusieurs avertissements à l’enfant et aux parents, la petite continuait.
Un soir, alors que la porte du jardin était encore ouverte, le chien vit les voisins et leurs fillettes dans la rue.
D’abord, il ne parut pas intéressé, étant occupé à me faire la fête, quand tout-à coup, avant que j’ai pu comprendre ce qui arrivait,
il se jeta sur la fillette et la mordit au visage.
Le chien n’avait eut qu’une cible, il n’avait pas hésité un instant entre les petites filles qui pourtant se ressemblaient beaucoup et
avaient pratiquement la même taille.
Ces deux histoires veulent montrer que les chiens savent reconnaître ceux qui leur font mal.
Je n’arrive pas à croire qu’un chien attaque une personne de sa famille sans raison.
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