Lundi 7 mai 2007
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La néoténie est la conservation chez l‘adulte de caractéristiques juvéniles. Les animaux domestiques ont tendance à conserver des caractères infantiles.
Exemple : les chiens remuent la queue et aboient toute leur vie comme des louveteaux, alors que les loups abandonnent ce comportement dès l’âge adulte.
L’aboiement, l’attachement trop prononcé aux objets et aux jouets sont des manifestations infantiles.
On peut classer les races selon des stades d’évolution, un peu comme si pour certaines la maturité restait bloquée pour ne jamais évoluer.
Le premier stade, celui du nouveau-né. Le chien est lié exclusivement à sa mère et à sa fratrie. L’éloignement provoque peur et stress. Le monde extérieur ne l’intéresse pratiquement pas, il craint tout ce qu’il ne connaît pas et réagit avec agressivité à tout stimulus étranger.
Le deuxième stade, celui du jeu, le chien manifeste de la curiosité et de la vivacité à l’égard des stimuli extérieurs. Il joue avec ses parents et sa fratrie, il sort de sa tanière et va à la rencontre d’autres membres de la meute. Il reste méfiant de ce qu’il ne connaît pas. Il prend plaisir à tout prendre dans la gueule.
Les chiens qui restent à ce stade sont peu adaptés à la garde et à la défense car ils manquent de courage. De nature joviale et affectueuse ils cherchent avant tout le contact. Le maître idéal aura un comportement à mi chemin entre la maman et le chef de meute.
Au troisième stade le chien ne recherche plus le rapport. Il a tendance à doubler n’importe quel objet ou animal en mouvement, à l’intercepter en lui coupant la route. Ce comportement de rabattage précède l’attitude prédatrice qui consiste à poursuivre une proie et à la saisir par derrière.
Les chiens qui restent à ce stade ont un sens hiérarchique très développé (chien de berger). Bons chiens de garde, de défense, de pistage et de conduite du troupeau. Ce sont des chiens dociles ayant une maturité presque adulte.
Le quatrième stade, celui du chien pleinement adulte, correspond à un animal indépendant capable de prendre des initiatives. Le sens de la hiérarchie est très développée, seul le chef de meute est respecté. Ces chiens n’ont pas besoin d’une maman, ils veulent être dominés sans mièvreries ni câlins.
C’est le stade des lévriers, de tous les chiens nordiques de chasse ainsi que des Samoyèdes et des Malmute de l’Alaska.
Le cinquième stade est celui du loup adulte. Le chien n’aboie pas.
Il est indépendant, uniquement lié aux membres de rang supérieur. Dans ce groupe on place les lévriers les plus primitifs (l’Azawakh), le Husky sibérien et le Chien du Groenland.
Les stades intermédiaires, regroupent les races qu’il est impossible de ranger dans les catégories précédentes car elles « débordent ».
Ce classement grossier permet néanmoins de mieux comprendre le comportement social des chiens selon leur degré d’évolution.
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