Lundi 22 décembre 2008
1
22
/12
/Déc
/2008
14:39
Si après la prise de calmant nous nous félicitions d'avoir un chaton plus calme, nous avons rapidement
déchanté.
Elle n'est pas plus calme, elle est léthargique ! Comme je l'envisageais, dès qu'un petit duvet a recouvert l'énorme
plaie, j'ai administré un demi-comprimé puis après une semaine, un quart de comprimé de Clamicalm.
Ce n'est pas pour autant que Brizhenn est redevenue un petit chat normal. Elle ne joue presque pas, les jouets ne
l'intéressent même pas, ou si brièvement...
Elle me donne le cafard. J'ai le sentiment qu'elle passe à côté de sa jeunesse - nous aussi par la même occasion. Quoi de
plus distrayant que les facéties d'un chaton ?
Au cours de la visite de contrôle, le vétérinaire comprend mon désarroi. Il prescrit un médicament qui à l'origine était
destiné aux chiens mais qui semble bien convenir aux chats : l' Atopica.
Ce médicament, présente deux inconvénients : il est cher et se présente en gélules à contenu liquide dont le dosage
est trop fort pour notre petite qui ne pèse que 2 kg 100. Il faut donc congeler les gélules pour ensuite les couper en deux...
Après une semaine d'Atopica, j'espace les prises de Clamicalm. Un quart de comprimé tous les deux jours, puis tous les
trois jours et comme il ne se passe rien, j'arrête complètement. Pas de démangeaison, Brizhenn sort peu à peu de sa léthargie.
Bien entendu il lui est toujours strictement interdit de manger autre chose que des croquettes Sensitivity.
Les jours passent, le poil sous le cou est enfin normal, Brizhenn semble heureuse bien qu'elle ne joue toujours pas
beaucoup. Elle se lasse vite et n'a pas l'espièglerie qu'elle devrait avoir à son âge.
La catastrophe se produit lors d'un week-end en Bretagne. Elle a réussi à se faufiler dans la cuisine alors que Bingo
mangeait des crevettes. Bingo lui a probablement laissé la place et la petite a fini la gamelle. Il ne devait pas en rester beaucoup, tout au plus une cuillérée à soupe mais cela
suffit.
Trois jours plus tard, en revenant du travail, nous trouvons Brizhenn la gorge en sang !
Le découragement me fait pleurer.
Un demi comprimé de Clamicalm d'urgence pour arrêter le grattage et direction le véto : Re-Cortisone pour éviter que
la plaie ne s'infecte.
Aujourd'hui, un petit duvet recouvre à nouveau la plaie. Le traitement à la Cortisone est fini depuis trois jours, elle
prend toujours une demi-gélule d'Atopica tous les deux jours et cela pour une période indéterminée.
J'ai mal à chaque fois que je m'approche d'elle pour lui administrer ses médicaments. Elle se recroqueville dans les bras
de son maître, yeux fermés, oreilles couchées dans l'espoir peut-être que je ne la trouve pas tant elle se fait petite.
Elle ne m'aime pas, elle a peur de moi, JE SUIS LE MEDICAMENT !
Nous avons décidé que ce serait toujours moi et uniquement moi qui donnerait les soins. Ainsi, la pauvre petite pense
qu'un de nous deux est gentil. Cela lui permet de trouver refuge dans les bras de son maître et de ne pas se désocialiser.
Je regrette le temps où elle était très proche de moi. C'était avant l'allergie, quand elle passait ses journées sur mon
bureau.
Le vétérinaire dit qu'avec le temps, elle acceptera mon mauvais rôle. Je l'espère très fort. Depuis une dizaine de
jours, le soir, elle vient dormir sur le canapé à côté de moi, c'est peut-être le début du pardon.
Autres articles concernant l'allergie de Brizhenn
²
Commentaires