Samedi 10 mars 2007
6
10
/03
/Mars
/2007
15:00
Les signaux envoyés par les adultes sont très différents de ceux envoyés par les chiots qui eux, ne les utilisent que pour signifier qu’ils n’ont pas l’intention de jouer….
Les adultes s’informent réciproquement qu’ils joueraient volontiers ensemble. Le signal consiste à abaisser l’avant-main et à garder l’arrière-main en l’air.
Ce signal sans équivoque n’est jamais l’origine d’un malentendu. Il est l’invitation au jeu sans équivoque possible.
Le chien utilise ce signal aussi bien envers un autre chien qu’envers un humain. C’est le signe absolu de non-belligérance. Le chien qui a cette attitude étouffe dans l’œuf toute velléité d’agressivité de la part de l’invité.
L’invitation précède le jeu qui va se dérouler selon diverses modalités. Les jeux les plus courants sont la chasse et la lutte.
Le jeu de la chasse : l’un des deux chiens s’enfuit en incitant l’autre à le poursuivre.
Le jeu de la lutte : les mouvements de l’agression et de la défense sont ritualisés.
Les chiens adultes contrairement aux chiots luttent le plus souvent debout. Le jeu par terre qui rend les sujets vulnérables se pratique entre chiens qui se connaissent bien et qui se font confiance.
Des chiens de meute qui se connaissent bien jouent à la lutte. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, tellement c’est effrayant, les morsures féroces sont feintes et les chiens s’amusent comme des fous.
On peut observer que les lèvres sont lâches et non plissées et que la « victime » garde une expression détendue et joviale (yeux mi-clos et oreilles en berne, ni complètement dressées, ni rabattues en arrière).
La victime sort du jeu couverte de bave mais indemne sans même un poil arraché.

Contrairement aux adultes qui se font rarement mal en jouant, les chiots peuvent se blesser car ils ne savent pas mesurer leur force. Ils se mordent « pour de vrai ».
C’est en jouant qu’ils vont apprendre à se contrôler. Les glapissements de l’adversaire vont fournir des indications.
La peau des frères et sœurs a une certaine consistance et au delà d’une certaine pression la morsure fait souffrir.
La victime réagit soit en se soumettant, soit en se rebiffant et en mordant à son tour.
Quand la victime est fâchée et qu’elle mord, ça fait mal !
Quand les chiots luttent, ils passent successivement du rôle de dominant à celui de soumis.
Vers l’âge de trois mois le chien à tendance dominante va révéler son caractère alors que les autres vont accepter le rôle de subordonnés.
La hiérarchie va ainsi s’instaurer en douceur par le biais des jeux et des gestes rituels.
Commentaires