Vendredi 6 juillet 2007
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14:28
Quand un chien est malade en voiture, non seulement c'est très désagréable (il faut nettoyer) mais cela peut causer un accident
(gestes brusques, dispute entre les occupants).
Les signes : dès que le maître ouvre la porte pour monter en voiture, le chien se met à saliver et à trembler. Après, il reste
prostré, le regard morne et finit souvent par vomir.
Les causes : souvent, c'est l'anxiété du chien (et peut-être aussi celle du maître) qui est responsable.
La solution d'urgence : demander au vétérinaire de prescrire un médicament. Cela ne résoudra pas le problème mais permettra de ne
pas se séparer de l'animal pour les vacances.
La solution dans le temps : comme l'anxiété du chien résulte souvent d'une mauvaise expérience, il faut tenter de le
rassurer.
Deux méthodes plus ou moins rapides selon le degrés d'anxiété du chien :
Méthode 1 : véhicule à l'arrêt, habituez le chien à monter, s'installer sur un coussin confortable, et descendre
plusieurs fois de suite.
Quand il se montre satisfait et fatigué par l'exercice, faites le tour du pâté de maisons.
Si le chien reste heureux et détendu, il faudra les prochains jours augmenter progressivement la distance.
S'il bave ou gémit, ignorez-le complètement mais la prochaine fois, tentez l'expérience sur une distance plus courte.
Méthode 2 (environ 4 semaines) :
Pendant cette période il ne faudra pas donner de friandises dans la journée en dehors des récompenses et incitations à entrer dans la voiture.
Protégez le siège arrière et donnez 2 repas par jour à l'animal dans la voiture. Il faudra peut-être vous asseoir près de lui au
début, puis si tout va bien, éloignez-vous progressivement pour finir par le laisser seul, portières fermées, à l'intérieur de la voiture.
Incitez le à entrer et sortir de la voiture, en plaçant une friandise à l'intérieur par exemple.
Après quelques jours il doit prendre ses repas seul à l'intérieur du véhicule, portières fermées (laisser une vitre ouverte pour la
ventilation).
Quand vous le libérez, ne dites rien. Il doit considérer que ce qu'il a fait est normal.
Si les choses se passent bien, dès la deuxième semaine, on peut faire de petits trajets de cinq minutes deux fois par jour après son
repas.
Enfin, prenez la voiture (pas plus de 15 minutes) pour vous rendre sur le lieu de promenade. Il est indispensable que cette promenade
soit particulièrement attractive : il doit jouer et courir.
Déposez une ou deux friandises dans la voiture pour le retour.
Augmentez progressivement les durées de parcours.
Cette méthode est efficace si on ne brûle pas les étapes. Patience et motivation sont indispensables.
Travaillez dans l'esprit que le chien doit considérer la voiture comme un autre « chez-lui ». Cela peut s'avérer très
pratique quand vous devez le tenir enfermé hors de la maison (ouvriers, dératisation).
Le chien fera cette assimilation d'autant plus facilement qu'il aura été habitué dès son plus jeune âge à monter en voiture.
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Les longs trajets doivent être agréables et toujours se terminer par une promenade si possible dans un de ses endroits
favoris.
Quelques conseils :
- La ceinture de sécurité spéciale chien réduit les secousses et surtout évite qu'il tombe de la banquette arrière lors d'un freinage
brutal.
- Evitez (si possible) les trajets dans les embouteillages pour un animal sensible.
- Mettez votre chien dans la voiture dans la journée et laissez le sortir sans rien dire. Ne sachant pas quand la voiture doit partir,
son anxiété sera réduite.
- Faites en sorte que les trajets en voiture conduisent à des expériences plaisantes. Sur un long parcours il faut que les étapes
soient joyeuses. Jouer avec son chien sur les aires de repos fait aussi beaucoup de bien au maître !
- Ne laissez jamais un chien seul avec des enfants, il risque de leur faire mal en les bousculant.
- Ne le laissez jamais passer la tête par la fenêtre en roulant : c'est dangereux et mauvais pour ses yeux.
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